Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK): Tous les Guides

SOPK: Guide pratique sur le syndrome des ovaires polykystiques pour les adolescentes

PCOS iconsLe SOPK est un problème fréquent chez les adolescentes et les jeunes femmes. En fait, environ une femme sur dix est atteinte du SOPK. Ce guide pratique a été conçu pour aider à comprendre le SOPK en répondant à la majorité des questions les plus fréquentes à son sujet.

Qu’est-ce que le SOPK ?

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est un désordre hormonal qui peut causer des menstruations irrégulières, une pilosité accrue et l’acné. Le SOPK apparaît au cours de l’adolescence et peut être léger ou grave.

Quels sont les symptômes du SOPK ?

Les adolescentes et les jeunes femmes atteintes du SOPK présentent souvent plus d’un symptôme. Voici certains des symptômes les plus fréquents : menstruations irrégulières survenant aux deux ou trois mois, pas du tout ou trop fréquemment ; pilosité excessive sur le visage ou d’autres parties du corps, appelée hirsutisme ;
acné ; gain pondéral et(ou) difficulté à perdre du poids ; brunissement de la peau sur la face arrière du cou et en d’autres endroits pour former des plaques appelées acanthosis nigricans.

Ai-je le SOPK ?

Si vous présentez certains ou l’ensemble des symptômes ci-dessus, vous êtes peut-être atteinte du SOPK. D’autres raisons peuvent expliquer la présence de l’un ou de plusieurs de ces symptômes, mais seul un professionnel de la santé pourra confirmer le diagnostic. Si vous avez le SOPK, vous voudrez en connaître les causes et la façon de le traiter.

Qu’est-ce qui cause le SOPK ?

Le SOPK est causé par un déséquilibre hormonal (les hormones sont des messagers chimiques) du cerveau et des ovaires. Le SOPK survient habituellement lorsque le taux d’une hormone appelée LH (de l’hypophyse) ou le taux d’insuline (du pancréas) sont trop élevés, ce qui incite l’ovaire à produire trop de testostérone.

  1. L’hypophyse dans le cerveau produit l’hormone lutéinisante (LH) et l’hormone folliculostimulante (FSH).
  2. À l’obtention du signal des hormones LH et FSH, les ovaires produisent de l’oestrogène et de la progestérone, les hormones sexuelles femelles.
  3. Tous les ovaires sains fabriquent également une petite quantité de testostérone androgène, une hormone sexuelle mâle. Le pancréas est l’organe qui fabrique l’insuline. Des taux élevés d’insuline peuvent également inciter les ovaires à produire davantage de testostérone.

Pourquoi mes menstruations sont-elles irrégulières ?

La présence du SOPK fait en sorte que les ovaires ne reçoivent pas les bons signaux hormonaux de l’hypophyse. Sans ces signaux, vous n’aurez pas d’ovulation (production d’ovules). Il est possible que vos menstruations soient irrégulières ou complètement absentes.

Étudions donc un cycle menstruel normal.

  1. Le cycle menstruel commence au moment où le cerveau envoie de la LH et de la FSH aux ovaires. Une brusque augmentation de la LH est le signal qui indique aux ovaires d’ovuler, c’est-à-dire de libérer un ovule.
  2. L’ovule descend dans la trompe de Fallope jusque dans l’utérus. La progestérone produite par l’ovaire dit à la paroi de l’utérus de s’épaissir.
  3. Si l’ovule n’est pas fécondé, la paroi de l’utérus se décolle. C’est le début de la période menstruelle.
  4. À la fin de la période menstruelle, le cycle recommence.

Le diagramme du haut montre un cycle menstruel régulier et celui du bas, un cycle avec SOPK sans ovulation. Les jeunes filles atteintes du SOPK peuvent ovuler à l’occasion ou pas du tout, de sorte que les menstruations peuvent être trop rapprochées ou, plus fréquemment, trop éloignées les unes des autres. Certaines filles n’ont pas de menstruations.

Voyons maintenant ce qui se produit pendant un cycle menstruel en présence du SOPK.

  1. Avec le SOPK, le taux de LH est souvent élevé au début du cycle menstruel. Le taux de LH est également plus élevé que le taux de FSH.
  2. Puisque le taux de LH est déjà élevé, il n’y a pas de poussée de LH. Sans cette poussée de LH, l’ovulation ne survient pas et les menstruations sont irrégulières.

Quel type de tests demandera mon professionnel de la santé pour diagnostiquer le SOPK ?

Votre professionnel de la santé vous posera beaucoup de questions sur votre cycle menstruel et votre état de santé en général, puis procédera à un examen physique complet. Vous aurez probablement à subir une analyse sanguine pour vérifier les taux d’hormones, la glycémie et les lipides (y compris le cholestérol). Votre professionnel de la santé pourrait aussi demander une échographie. Il s’agit d’un examen qui utilise les ondes sonores pour prendre une photo de vos organes reproducteurs (ovaires et utérus) et de votre vessie (là où est emmagasinée l’urine). Chez les filles atteintes du SOPK, les ovaires sont parfois légèrement plus gros (souvent >10 cm3 de volume) et présentent de nombreux petits kystes.

Est-ce que le fait d’avoir le SOPK signifie qu’il y a des kystes sur mes ovaires ?

Le terme « ovaires polykystiques » signifie que l’on trouve de nombreux petits kystes, ou bosses, à l’intérieur des ovaires. Certaines jeunes femmes atteintes du SOPK présentent plusieurs de ces kystes ; d’autres n’en auront que quelques-uns. Même si vous en avez beaucoup, ils ne posent pas de danger et n’ont pas à être enlevés.

Pourquoi ai-je de l’acné et(ou) une pilosité excessive ?

L’acné et la pilosité excessive peuvent apparaître lorsque le corps fabrique trop de testostérone. Toutes les femmes fabriquent de la testostérone, mais en présence du SOPK, les ovaires en fabriquent plus que la normale. Les cellules cutanées et les follicules pileux peuvent être très sensibles aux augmentations, même minimes, de testostérone chez les jeunes femmes atteintes du SOPK.

Pourquoi ma peau présente-t-elle des plaques brunes ?

Bon nombre d’adolescentes atteintes du SOPK ont un taux d’insuline plus élevé. Lorsque le pancréas produit davantage d’insuline, des plaques brunâtres peuvent apparaître derrière le cou, aux aisselles et à l’aine (intérieur des cuisses).

Le SOPK aura-t-il une incidence sur ma capacité à avoir des enfants un jour ?

Les femmes atteintes du SOPK ont un utérus et des ovules sains. Bon nombre de femmes atteintes du SOPK ont de la difficulté à tomber enceintes, alors que d’autres y arrivent. Si vous êtes inquiète à propos de votre fertilité (capacité de tomber enceinte), informez-vous auprès de votre professionnel de la santé au sujet des nouvelles options offertes, y compris les médicaments qui permettent de réduire le taux d’insuline pour aider à l’ovulation chaque mois.

Que puis-je faire si j’ai le SOPK ?

La première étape du traitement du SOPK est l’adoption d’un mode de vie sain, avec une bonne alimentation et de l’exercice quotidien. On trouve également d’excellents médicaments pour aider à gérer les menstruations irrégulières, la pilosité excessive et l’acné. Informez-vous des diverses options offertes auprès de votre professionnel de la santé.

Comment traite-t-on le SOPK ?

La forme de traitement la plus courante pour le SOPK est le contraceptif oral ; cependant, d’autres traitements hormonaux incluent « l’anneau vaginal » et le « timbre contraceptif ». Même si vous n’êtes pas sexuellement active, votre professionnel de la santé pourra prescrire les contraceptifs oraux parce qu’ils contiennent les hormones dont votre corps a besoin pour traiter le SOPK. En prenant un contraceptif oral de façon continue ou par cycles, vous arriverez à :

  • corriger le déséquilibre hormonal ;
  • abaisser le taux de testostérone (ce qui réduira l’acné et la pilosité) ;
  • régulariser vos périodes menstruelles ;
  • réduire le risque de cancer de l’endomètre (qui est légèrement plus élevé chez les jeunes femmes qui n’ovulent pas régulièrement) ;
  • prévenir une grossesse non planifiée si vous êtes active sexuellement.

Y a-t-il d’autres médicaments pour traiter le SOPK ?

Un médicament appelé metformine aide le corps à abaisser son taux d’insuline. Il est particulièrement efficace en présence d’un taux d’insuline élevé, de prédiabète ou de diabète. Certaines filles sont traitées à la fois avec la metformine et des contraceptifs oraux.

Informez-vous auprès de votre professionnel de la santé pour savoir comment traiter une pilosité excessive. Seuls vous et votre professionnel de la santé saurez choisir le traitement qui convient dans votre situation. Parmi les options offertes, il y a le blanchiment, la cire, les dépilatoires, la spironolactone, l’électrolyse et le traitement au laser. La spironolactone est un médicament sur ordonnance qui peut réduire la pousse des poils et les rendre plus pâles et plus fins. Cependant, de 6 à 8 mois peuvent être nécessaires avant de constater une amélioration.

Informez-vous des diverses options offertes pour le traitement de l’acné auprès de votre professionnel de la santé. Il y a de nombreuses façons de traiter l’acné, dont les contraceptifs oraux, les crèmes topiques, les antibiotiques par voie orale et d’autres médicaments.

Si vous avez un surplus de poids, informez-vous auprès de votre professionnel de la santé au sujet d’un programme d’amaigrissement. Si vous présentez un surplus pondéral, le fait de perdre du poids peut aider à réduire certains des symptômes du SOPK. Parlez à votre professionnel de la santé ou à un spécialiste en nutrition pour connaître des moyens simples de perdre du poids, notamment en faisant plus d’exercice et en suivant un régime alimentaire qui permet de mieux gérer le taux d’insuline. Une alimentation saine peut aussi vous aider à garder un coeur en santé et à réduire les risques de diabète.

Conseils sur la gestion du poids :

  • choisissez des aliments nutritifs et riches en fibres et en glucides plutôt que des aliments contenant du sucre et des glucides raffinés ;
  • assurez un équilibre entre les glucides, les protéines et les bons gras ;
  • prenez de petits repas et des collations répartis pendant la journée plutôt que de gros repas ;
  • faites de l’exercice régulièrement pour mieux gérer votre taux d’insuline et votre poids.

Que puis-je faire si je suis préoccupée par le SOPK ?

D’une part, si vous avez reçu un diagnostic de SOPK, vous pouvez ressentir de la frustration ou de la tristesse. Par ailleurs, vous vous sentez peut-être soulagée de savoir qu’il y a une raison et un traitement à vos problèmes de santé, surtout si vous avez de la difficulté à gérer votre poids ou présentez une pilosité excessive, de l’acné ou si vos menstruations sont irrégulières. Il est parfois difficile de recevoir un diagnostic qui n’offre pas de possibilité de guérison facile. Cependant, il importe que les jeunes filles atteintes du SOPK sachent qu’elles ne sont pas seules. Elles doivent aussi chercher un professionnel de la santé qui connaît bien le SOPK et avec qui elles se sentent à l’aise de parler. Il faut garder une attitude positive et adopter un mode de vie sain, même si les résultats ne se font pas voir avant un bon moment. Bon nombre de filles atteintes du SOPK disent que le fait de parler à un conseiller peut être très utile. D’autres filles recommandent le clavardage. Le site Center for Young Women’s Health offre une séance de clavardage mensuelle aux filles et aux jeunes femmes atteintes du syndrome du SOPK.

Que dois-je savoir d’autre ?

Il importe d’avoir un suivi régulier avec un professionnel de la santé et de prendre tous les médicaments prescrits pour régulariser les menstruations et réduire les risques de diabète ou d’autres problèmes de santé. Le fait d’arrêter de fumer (ou de ne jamais commencer) est excellent pour la santé en général. Puisque vous présentez un risque légèrement plus élevé d’avoir le diabète, votre professionnel de la santé pourra suggérer ce qui suit :

  • test de glycémie une fois par année ;
  • test d’HbA1c (permet d’indiquer le taux de glycémie au cours des deux ou trois derniers mois) une fois par année ;
  • test de tolérance au glucose tous les deux ou trois ans.

En vous renseignant sur le SOPK, vous en apprendrez davantage sur les bienfaits d’une bonne alimentation et d’une vie active. Adopter un mode de vie sain est la première étape pour apprendre à bien vivre avec le SOPK !

Dix conseils de base à propos du SOPK

  1. Mangez de façon équilibrée. Votre corps a besoin de glucides, de protéines et de lipides (matières grasses).
  2. Choisissez des aliments contenant des glucides qui sont riches en fibres et pauvres en sucre.
  3. Faites amplement provision de fruits et de légumes. Ils sont riches en fibres et en vitamines et minéraux.
  4. Assurez un équilibre entre les glucides, les protéines et les bons lipides.
  5. Surveillez vos portions lorsque vous mangez des aliments hyper-glucidiques (surtout s’ils contiennent peu de fibres).
  6. Prenez de petits repas et des collations saines répartis pendant la journée plutôt que trois gros repas.
  7. N’oubliez pas de faire de l’exercice ! Même si la saine alimentation est importante, elle n’est pas suffisante. Vous devez aussi faire de l’exercice régulièrement. Faire de l’exercice ou en faire plus que ce que vous faites déjà vous aidera à mieux gérer le SOPK.
  8. Essayez de ne pas vous sentir frustrée si vous ne perdez pas de poids rapidement ou si vous avez déjà essayé de perdre du poids sans succès. Apprendre à choisir et à varier les bons glucides et faire de l’exercice régulièrement aideront !
  9. Restez positive ! Il peut être très difficile d’obtenir des résultats visibles. Le fait de choisir ce qui est bon pour votre corps EST bénéfique, même si vous ne constatez pas de changement majeur quant à votre poids.
  10. Parlez à votre professionnel de la santé de la prise en charge du SOPK. La majorité des jeunes femmes atteintes du SOPK doivent prendre une médication, même si elles s’alimentent bien et font de l’exercice. Si vous avez d’autres questions à propos du SOPK, votre professionnel de la santé vous incitera peut-être à consulter un spécialiste en diététique auprès d’adolescentes atteintes du SOPK.

SOPK: Préparation pour l’épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie orale (HPO)

PCOS iconsSi vous êtes atteinte du SOPK et que vous devez vous soumettre à une épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie orale (HPO), vous vous demandez peut-être comment vous préparer pour le test et ce que les résultats signifient. L’épreuve peut permettre à votre professionnel de la santé de déterminer si vos risques de diabète sont élevés et si des changements à votre mode de vie et la prise d’un médicament comme la metformine pourraient aider au traitement de votre SOPK.

Qu’est-ce que le glucose ?

Le glucose est un type de sucre et la principale source d’énergie utilisée par le corps. Le glucose que votre corps utilise comme énergie provient de plusieurs sources d’aliments que l’on appelle glucides, notamment les céréales, le pain, le riz, les pâtes et d’autres produits céréaliers _ et non pas seulement des aliments sucrés. Les produits laitiers, les fruits et les légumes contiennent tous des glucides eux aussi. Votre corps utilise le glucose dont il a besoin et emmagasine le reste sous forme de « glycogène » dans votre foie et vos muscles.

Qu’est-ce que l’épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie orale (HPO) ?

L’épreuve HPO offre un moyen de mesurer la capacité du corps à utiliser le glucose. Le pancréas (une glande située derrière l’estomac) fabrique une hormone appelée insuline, laquelle aide le corps à utiliser le glucose contenu dans le sang. Si votre pancréas ne sécrète pas assez d’insuline ou si votre corps est incapable de l’utiliser, votre glycémie pourrait être élevée. L’épreuve HPO exige de jeûner la nuit avant et de subir une analyse sanguine tôt le matin suivant. Vous boirez ensuite une boisson de glucose et devrez vous soumettre à une autre analyse sanguine deux heures plus tard. La glycémie peut aussi être vérifiée à d’autres intervalles, notamment une, trois ou quatre heures après que vous avez bu la boisson de glucose.

Que se passe-t-il si ma glycémie demeure élevée ?

Si votre HPO révèle que votre glycémie est plus élevée que la normale, votre professionnel de la santé pourrait vous annoncer que vous avez une « intolérance au glucose ». Souvent, cela signifie que vous présentez un risque de diabète. Rarement, le diabète est diagnostiqué après une HPO. Le diabète peut survenir lorsque le corps ne fabrique pas suffisamment d’insuline ou qu’il n’arrive pas à utiliser l’insuline qu’il fabrique.

Votre professionnel de la santé pourrait suggérer une glycémie à jeun, un test d’HbA1c ou une épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie orale (surtout si vous avez un surplus de poids). Selon les résultats, ces tests sont répétés tous les deux ou trois ans.

Que dois-je faire avant mon HPO ?

Votre professionnel de la santé vous donnera probablement une boisson au glucose à apporter à la maison ou une prescription à présenter à la pharmacie ou au laboratoire. Certains tests se font dans le cabinet du médecin, mais la plupart du temps, ils sont faits dans le laboratoire d’un hôpital ou d’une clinique. Il faut plusieurs heures pour faire ce test (surtout en raison de l’attente entre les analyses sanguines) ; vous devez donc prévoir être au laboratoire ou au cabinet du médecin une bonne partie de l’avant-midi. Si vous avez une prescription pour la boisson de glucose, assurez-vous d’appeler le pharmacien à l’avance pour vérifier s’il a le produit puisque certaines pharmacies ne le gardent pas.

Est-ce que je dois manger quelque chose de spécial avant l’épreuve ?

TROIS JOURS AVANT L’ÉPREUVE HPO

Prévoyez prendre des collations et trois repas sains pendant trois jours avant l’épreuve. Il est inutile d’acheter des aliments spéciaux, mais assurez-vous d’avoir de bons aliments à manger. Vos repas doivent être équilibrés, avec beaucoup de glucides.

Voici des exemples d’aliments contenant des glucides :

  • Fruits
  • Pains
  • Céréales
  • Pâtes
  • Riz
  • Craquelins
  • Légumes riches en amidon (maïs, pois, carottes)

DOUZE HEURES AVANT L’ÉPREUVE HPO

VOUS NE DEVEZ PAS manger, fumer ni faire de l’exercice intense au cours des douze heures précédant l’épreuve. (Si votre test est prévu tôt le matin, p. ex. 8 h, vous ne devez pas manger, fumer ni faire de l’exercice intense après 20 h la veille). Vous pouvez boire de l’eau pure, NON aromatisée.

Que se passe-t-il le matin de l’épreuve ?

Au moment de quitter la maison pour le test, assurez-vous d’apporter avec vous ce qui suit :

  • vos documents du laboratoire ;
  • votre boisson au glucose (à moins que le laboratoire ne la fournisse) ;
  • de la lecture (livre, magazine) ;
  • un iPod (ou un appareil similaire) avec des écouteurs si vous souhaitez écouter de la musique pendant que vous attendez (au choix).

TRÈS IMPORTANT ! NE BUVEZ PAS la boisson glucosée avant d’arriver au laboratoire. Le technicien du laboratoire vous indiquera à quel moment prendre la boisson au glucose.

AU LABORATOIRE

  • Première étape : On prend une glycémie à jeun. Il s’agit d’une simple analyse sanguine qui permet de vérifier votre glycémie avant l’ingestion de la boisson glucosée.
  • Deuxième étape : Le technicien du laboratoire vous invitera à boire la boisson au glucose. Elle a un goût très sucré. Il importe de boire toute la boisson assez rapidement.
  • Troisième étape : Une fois que vous avez bu toute la boisson glucosée, on vous demandera de vous asseoir jusqu’à la prochaine analyse sanguine (environ deux heures plus tard). Vous pouvez lire, écouter de la musique, parler ou faire toute autre activité calme pendant que vous attendez.

TRÈS IMPORTANT ! IL NE FAUT PAS MANGER ni BOIRE, sauf de l’eau, pendant que vous attendez.

APRÈS L’ÉPREUVE HPO

Une fois que les analyses sont terminées et que le technicien vous donne l’autorisation de partir, vous pouvez retourner à vos activités habituelles. Vous pouvez retourner à l’école ou au travail et faire les activités physiques que vous faites habituellement.

Quand obtiendrai-je les résultats ?

En général, le laboratoire enverra les résultats à votre professionnel de la santé au cours des jours suivants. Vous aurez peut-être déjà fixé un rendez-vous de suivi ou votre professionnel de la santé pourra vous appeler pour passer en revue vos résultats et vous laisser savoir s’il y a des éléments préoccupants.

Que signifient les résultats ?

Le premier test, ou glycémie « de référence », est votre taux de glucose sanguin avant que vous n’ayez bu la boisson glucosée. La glycémie à jeun normale est inférieure à 100 mg/dl (5,6 mmol/l). Votre professionnel de la santé pourra aussi vérifier votre taux d’insuline. Un taux d’insuline élevé signifie que votre corps n’utilise pas bien l’insuline (même si votre glycémie est normale).

Le deuxième résultat de votre test de glycémie après deux heures mesure votre glycémie deux heures après que vous avez bu la boisson glucosée. Cette glycémie devrait être inférieure à 140mg/dl (7,8 mmol/l).

Une glycémie normale signifie que votre corps est capable d’utiliser le glucose comme il doit le faire.

Une glycémie élevée signifie que vous avez une intolérance au glucose. Cela veut dire que votre corps a de la difficulté à utiliser le glucose, ce qui pourrait provoquer l’apparition du diabète. Si votre glycémie continue d’être très élevée, vous avez peut-être le diabète.

Quel est le lien entre l’intolérance au glucose et le SOPK ?

Les professionnels de la santé savent depuis un temps déjà que bon nombre des symptômes du SOPK sont causés par la présence d’un surplus de testostérone.Avec le SOPK, les ovaires fabriquent trop de cette hormone, ce qui peut augmenter la pilosité sur le visage et le corps et causer des problèmes menstruels. Les scientifiques croient que bon nombre de jeunes femmes atteintes du SOPK ont également un taux d’insuline élevé qui peut inciter les ovaires à fabriquer de la testostérone. Un taux d’insuline élevé augmente aussi les risques de diabète. Votre professionnel de la santé regardera vos résultats d’épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie orale ainsi que les résultats des autres tests subis afin de trouver le meilleur traitement pour vous, notamment l’exercice, la perte de poids (si vous accusez un surplus pondéral) et parfois, une médication.

Le fait de comprendre comment se préparer à l’épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie orale et ce que les résultats signifient peut vous aider à prendre en charge le SOPK. Des choix alimentaires sains, l’exercice et la discussion des options de médication avec votre professionnel de la santé constituent la meilleure façon de rester en santé.

SOPK: Calendriers, liste de médicaments, et fiches de conditionnement physique

PCOS iconsPourquoi devrai-je assurer le suivi de mes menstruations ?

Le suivi du début et de la fin de vos menstruations est une bonne façon de voir si votre cycle menstruel suit un modèle précis. Il faut aussi inscrire le nombre de jours que durent les menstruations et le volume d’écoulement. Apportez vos calendriers avec vous au moment des visites chez votre professionnel de la santé afin qu’il puisse étudier votre cycle.

Calendrier mensuel des menstruations et des symptômes

  • Le Calendrier mensuel de suivi des menstruations et des symptômes offre une façon simple d’assurer le suivi de votre cycle menstruel, des crampes et(ou) du syndrome prémenstruel et des symptômes (le cas échéant) chaque mois. Faites simplement un crochet dans la ou les cases appropriées pour chaque jour du mois. Si vous n’avez pas d’écoulement ni de symptômes un jour donné, laissez la case vide. Consultez la légende en bas de la page pour savoir comment qualifier « l’écoulement ».
  • Les chiffres du haut correspondent aux jours du mois. Puisque les mois n’ont pas tous 31 jours, certaines cases resteront libres.
  • Faites des photocopies du Calendrier de suivi des menstruations fourni.
  • N’oubliez pas d’apporter votre Calendrier mensuel de suivi des menstruations et des symptômes avec vous à vos rendez-vous médicaux.

Exemple de calendrier mensuel de suivi des menstruations

Calendrier mensuel de suivi des menstruations

Calendrier annuel de suivi des menstruations

  • Le Calendrier annuel de suivi des menstruations offre une façon simple et pratique d’assurer le suivi de vos menstruations pendant l’année.
  • Faites une photocopie du Calendrier annuel de suivi des menstruations fourni.
  • Consultez la légende fournie en bas de la page pour inscrire la lettre appropriée dans les cases. Inscrivez un « H » dans la case lorsque vous avez pris un comprimé d’hormone et un « R » pour le comprimé de rappel (placebo).
  • Notez bien si vous avez pris un comprimé pendant vos menstruations en inscrivant S/H ou S/R dans la case.
  • N’oubliez pas d’apporter votre Calendrier annuel de suivi des menstruations avec vous à vos rendez-vous médicaux.

Exemple de calendrier annuel de suivi des menstruations

Calendrier annuel de suivi des menstruations

Parlez à votre professionnel de la santé pour savoir si vous devriez utiliser le calendrier mensuel et(ou) annuel pour assurer le suivi de vos menstruations.

Ma liste de médicaments

Pourquoi devrais-je dresser une liste des médicaments que je prends ?

Il est bon de tenir une liste à jour des médicaments que vous prenez (pour le SOPK et pour toute autre condition). Nous vous suggérons de faire une photocopie de la page « Ma liste de médicaments », de la remplir et de l’apporter avec vous à votre prochain rendez-vous médical. Vous pourrez alors passer en revue vos médicaments avec votre professionnel de la santé.

Comment dois-je utiliser « Ma liste de médicaments » ?

Inscrivez chaque médicament (un par case), la posologie, qui l’a prescrit, à quel moment vous avez commencé à le prendre, la date à laquelle vous avez cessé de le prendre (le cas échéant) et tous les effets secondaires que vous pourriez avoir ressentis avec ce médicament, par exemple, des troubles gastriques. Vous pouvez également y inscrire les questions que vous souhaitez poser à votre professionnel de la santé, par exemple : « L’heure à laquelle je prends mon médicament est-elle importante ? » ou « Que dois-je faire si j’oublie de prendre une dose ? »

Ma liste de médicaments

Fiches de conditionnement physique

L’exercice est bon pour vous à bien des égards. Il peut vous aider à maintenir un poids santé et vous donner plus d’énergie. L’exercice régulier réduit le stress et améliore l’humeur. Il peut et doit être amusant. Le fait de connaître les bienfaits de l’exercice sur la santé vous aidera à adopter un mode de vie actif. Les fiches contenues dans cette section vous aideront à trouver ce qui vous motive (ou vous incite à faire de l’exercice), quel type d’activités vous appréciez le plus et comment les inclure dans votre mode de vie.

Fiche 1 : Accent sur la condition physique

PRÉSENTATION DE LA FICHE 2

Un bon programme de conditionnement physique devrait inclure une variété d’exercices d’étirement, de raffermissement et d’aérobie.

  • La section « Étirez » énumère des exercices d’étirement qui vous permettront de rester souple, de vous détendre et de prévenir les blessures, comme le claquement d’un muscle en voulant pousser un mouvement trop loin.
  • La section « Raffermissez » énumère des exercices de raffermissement qui vous aideront à renforcer vos muscles et à stimuler votre métabolisme.
  • La section « Bougez » énumère des activités d’aérobie qui aideront à garder votre coeur fort et en santé.

Cette fiche présente des exercices de chacune des sections du Conditionnement amusant. Cochez les exercices que vous souhaitez essayer et utilisez les lignes supplémentaires pour ajouter des exercices que vous aimeriez faire. Vous pouvez inclure des exercices appris dans le cadre d’un sport d’équipe, en classe de gymnastique ou avec un entraîneur personnel. Assurez-vous de choisir des éléments dans chaque colonne pour un entraînement équilibré.

Fiche 2 : Conditionnement amusant

PRÉSENTATION DE LA FICHE 3

Assurez-vous de réserver du temps pour faire les activités que vous avez choisies à la fiche 2. Cette fiche vous permet de planifier votre horaire de conditionnement physique afin que les exercices s’intègrent à votre routine quotidienne.

Revoyez vos fiches de Conditionnement amusant déjà remplies et inscrivez dans le calendrier à la page suivante (Mon programme de conditionnement physique) les activités que vous avez choisies. Pensez aux activités qui conviendront mieux à certains jours et à quelle heure les faire. N’oubliez pas de choisir des activités de chaque groupe (étirements, raffermissement et aérobie). Vous n’avez pas à faire les trois le même jour, mais il faut prévoir pour toute une semaine et s’assurer de ne pas faire un seul type d’exercices.

Une fois que vous avez planifié votre horaire de conditionnement physique avec la fiche 3, il est bon d’inscrire vos journées d’exercices dans votre agenda ou planificateur personnel. Placez la fiche dans un endroit bien en vue afin de pouvoir la consulter souvent.

Fiche 3 : Mon programme de contionnement physique

SOPK: Le contraceptif oral

PCOS iconsOn prescrit souvent aux adolescentes et aux jeunes femmes le contraceptif oral (aussi appelé « pilule ») en présence du syndrome des ovaires polykystiques et dans les cas d’absence de menstruations ou de menstruations irrégulières, de crampes menstruelles, d’acné, de syndrome prémenstruel et d’endométriose. Les contraceptifs oraux réduisent les taux d’hormones chez les jeunes filles atteintes du SOPK et régularisent leurs cycles menstruels. Les timbres contraceptifs (Ortho Evra) et les anneaux vaginaux (NuvaRing) aident aussi à réduire les taux d’hormones chez les filles atteintes du SOPK.

Qu’est ce que le contraceptif oral ?

Le contraceptif oral contient deux types d’hormones synthétiques (fabriquées par l’homme) femelles, la progestine et l’oestrogène. Des hormones similaires sont fabriquées par les ovaires. On trouve plusieurs sortes de contraceptifs oraux.

Quels sont certains des bienfaits des contraceptifs oraux chez les jeunes femmes atteintes du SOPK ?

  • DES MENSTRUATIONS RÉGULIÈRES ET PEU ABONDANTES
    Les contraceptifs oraux peuvent aider à régulariser les cycles menstruels pour que vos menstruations surviennent tous les 28 jours, ou moins fréquemment si vous prenez les comprimés en continu. Habituellement, le contraceptif oral fait en sorte que les menstruations soient plus légères.
  • MOINS DE POILS INDÉSIRABLES
    Le contraceptif oral peut abaisser le taux d’hormone androgène et réduire la pilosité excessive (aussi appelée « hirsutisme »). Jusqu’à 6 mois peuvent être nécessaires avant de constater une réduction de la pilosité du visage, de la poitrine, du dos et du ventre.
  • PEAU PLUS CLAIRE
    Le contraceptif oral peut réduire l’acné. Les hormones contenues dans la majorité des contraceptifs oraux peuvent aider à stopper l’acné. Il faut faire preuve de patience, cependant, puisque quelques mois peuvent être nécessaires avant de constater une amélioration.
  • DIMINUTION OU DISPARITION DES CRAMPES MENSTRUELLES
    Les contraceptifs oraux peuvent aider à réduire les crampes menstruelles.
  • AUTRES BIENFAITS D’ORDRE MÉDICAL
    En raison de la diminution des saignements menstruels attribuable aux contraceptifs oraux, les filles qui prennent la pilule courent moins de risques de faire de l’anémie. Les contraceptifs oraux réduisent également les risques de cancer de l’endomètre (paroi de l’utérus) et des ovaires et de kystes ovariens.

Quels sont les effets secondaires possibles du contraceptif oral ?

La majorité des femmes n’ont pas d’effets secondaires lorsqu’elles prennent des contraceptifs oraux, mais il est possible d’avoir des menstruations irrégulières, des nausées, des maux de tête ou des variations de poids. Chaque type de contraceptif oral peut avoir un effet différent d’une femme à une autre.

  • Saignotement (souvent, un protège-dessous sera suffisant) ou très légers saignements vaginaux : Ils peuvent survenir au cours des une à trois premières semaines après avoir commencé à prendre la pilule ou lorsque l’on omet de prendre un comprimé. Si le saignement augmente, dure plus que quelques jours ou survient après plusieurs mois de prise du contraceptif oral, il faut parler à son professionnel de la santé.
  • Nausées (envie de vomir) : Il arrive que des nausées surviennent au début de l’utilisation du contraceptif oral, mais elles se résorbent habituellement après quelques jours. Pour éviter les nausées, il est préférable de prendre le contraceptif oral après le souper ou avec une collation avant d’aller dormir.
  • Maux de tête : Des maux de tête peuvent survenir en raison de stress à l’école ou à la maison, du manque de sommeil, d’infections des sinus ou de migraines. Le contraceptif oral peut soit soulager les maux de tête, soit les aggraver. Si votre professionnel de la santé pense que vos maux de tête sont attribuables au contraceptif oral, il pourra prescrire une pilule qui contient moins d’oestrogène ou vous demander de cesser de la prendre pendant une courte période. Si vous avez des migraines, parlez-en à votre professionnel de la santé afin qu’il s’assure que le contraceptif oral convient dans votre cas.
  • Changements d’humeur : Il arrive à tout le monde d’avoir des changements ou des sautes d’humeur et ceux-ci sont rarement attribuables au contraceptif oral. L’exercice régulier et une saine alimentation peuvent aider, de même que la consultation d’un professionnel. Il importe de dire à votre professionnel de la santé comment vous vous sentez.
  • Seins douloureux ou gonflés : À l’occasion, vos seins peuvent devenir plus sensibles et(ou) gonflés.
  • Variations de poids : Avec le contraceptif oral, certaines adolescentes prennent du poids alors que d’autres en perdent, mais habituellement, le poids ne change pas. N’oubliez pas de choisir des aliments sains, de surveiller les portions, de boire beaucoup d’eau et de faire de l’exercice.
  • Caillot sanguin : La formation d’un caillot sanguin dans une jambe ou un poumon est un effet secondaire très rare, mais grave, du contraceptif oral.

Si vous constatez de l’enflure ou ressentez soudainement une douleur à la jambe, ou encore de l’essoufflement et une douleur à la poitrine, consultez votre professionnel de la santé immédiatement. Si vous avez des antécédents médicaux de caillots sanguins, vous ne devriez pas prendre de contraceptifs oraux. Avertissez votre professionnel de la santé si quelqu’un de votre famille a déjà eu des caillots sanguins, surtout à un jeune âge. Les caillots sanguins risquent de survenir davantage chez les personnes qui fument, ont un surplus de poids, subissent une chirurgie ou restent assises dans un avion pendant une longue période.

Afin de réduire vos risques de caillots sanguins, évitez de fumer. Si vous devez faire un long voyage en avion, levez-vous, marchez un peu et buvez beaucoup d’eau. Si vous devez subir une chirurgie, parlez à votre professionnel de la santé de la possibilité d’arrêter de prendre le contraceptif oral trois ou quatre semaines avant la chirurgie et après la chirurgie jusqu’à ce que vous soyez complètement remise.

Si la pilule provoque des effets secondaires, ils sont habituellement légers et disparaissent au cours des trois à quatre premiers cycles. Si vous éprouvez des effets secondaires, parlez-en à votre professionnel de la santé. Si les effets secondaires provoquent de l’inconfort ou s’ils persistent, votre professionnel de la santé pourrait choisir de changer la sorte de votre contraceptif oral.

Y a-t-il des cas où la prise d’un contraceptif oral n’est pas indiquée ?

La majorité des adolescentes peuvent prendre un contraceptif oral pour le SOPK, mais pour certaines, la pilule combinée (qui contient à la fois l’oestrogène et la progestine) n’est pas une option en raison de certaines conditions médicales appelées « contre-indications ». Si vous ne pouvez pas prendre la pilule combinée, votre professionnel de la santé vous proposera d’autres médicaments pour traiter le SOPK.

VOICI LES CONTRE-INDICATIONS AU CONTRACEPTIF ORAL :

  • antécédents de caillots sanguins ;
  • migraines avec auras (taches ou éclairs de lumière ou troubles de vision qui apparaissent de 5 à 30 minutes avant le début des maux de tête) ou symptômes neurologiques (engourdissement, troubles d’élocution) ;
  • certains types de cardiopathie ;
  • hypertension artérielle non contrôlée par la médication ;
  • hépatite active (maladie du foie) après avoir commencé à prendre le contraceptif oral ;
  • jaunisse (jaunissement de la peau ou du blanc des yeux) au cours d’une grossesse antérieure.

Prendre un contraceptif oral

La majorité des contraceptifs oraux consistent en des emballages de 21 comprimés hormonaux actifs et de 7 comprimés placebos, mais certains emballages contiennent 24, 26 ou même 28 comprimés actifs. L’exemple ci-dessous s’applique pour un emballage de comprimés pour 28 jours avec lequel vous prenez 21 comprimés hormonaux actifs, puis 7 comprimés placebos qui ne contiennent pas d’hormones actives. Ces 7 derniers comprimés ne servent que de « rappels » avec la plupart des marques de contraceptifs oraux. On les prend au cours de la quatrième semaine, y compris pendant les menstruations. Avec les emballages qui contiennent 24 comprimés actifs, les 4 derniers sont des comprimés de « rappel ». Certains emballages de contraceptifs oraux contiennent 84 comprimés actifs à prendre en continu et 7 comprimés de « rappel ». Votre professionnel de la santé vous indiquera si vous devez prendre les comprimés actifs de façon suivie ou par cycles, comme on l’explique ci-dessous.

Pour prendre le contraceptif oral, veuillez suivre les directives fournies sur l’emballage. Votre professionnel de la santé vous expliquera comment prendre votre contraceptif oral. On vous dira de commencer à prendre le contraceptif oral un dimanche, le premier jour de votre période menstruelle ou le jour du rendez-vous avec votre professionnel de la santé.
Vous devriez prendre un comprimé contraceptif chaque jour, à la même heure, jusqu’à ce que l’emballage soit vide. Prenez le contraceptif oral à la même heure afin que cela devienne un geste habituel et que vous n’oubliiez pas de le prendre. Par exemple, vous pourriez les garder près de votre brosse à dents ou régler votre alarme de téléphone cellulaire en guise de rappel. Le meilleur moment pour prendre le contraceptif oral est ½ heure après un repas complet comme le souper ou au moment d’aller au lit. Il est possible que vous ayez de légères nausées le premier mois, mais elles disparaissent normalement après un temps. Certaines jeunes femmes qui prennent des contraceptifs oraux le matin disent avoir davantage de nausées, surtout si elles ne déjeunent pas ; il est donc préférable dans ce cas de prendre le contraceptif au souper ou au coucher.
Lorsque vous terminez un emballage de 28 jours, il faut en recommencer un autre le jour suivant. Au cours de la quatrième semaine du cycle de contraception orale, vous devriez avoir vos menstruations. Vos menstruations devraient cesser dès que vous commencez à prendre une nouvelle série de contraceptifs oraux.

Souvent, on prescrira un contraceptif oral (ou un timbre hormonal ou anneau vaginal) aux jeunes filles qui ont reçu un diagnostic de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) afin d’abaisser leur taux d’hormones et de régulariser leur cycle menstruel.

Si votre taux hormonal continue d’être élevé ou que la pilosité excessive ne se résorbe pas, le professionnel de la santé pourra vérifier à nouveau le taux d’hormones ou suggérer que vous preniez le contraceptif oral de façon continue. Cela signifie que vous prendrez les « comprimés actifs » pendant trois ou quatre mois ou plus. Vous n’aurez pas de menstruations tant que vous n’arrêterez pas de prendre les comprimés actifs. Il arrive que des jeunes filles aient de légères pertes sanguines pendant la prise de contraceptifs en continu.

Foire aux questions (questions les plus fréquemment posées) sur les contraceptifs oraux et le SOPK

Ai-je besoin de subir un examen pelvien avant de commencer à prendre un contraceptif oral ?

Non. Bien qu’il importe pour les adolescentes de subir des examens dans le cadre de leurs soins de santé généraux, un examen pelvien n’est pas nécessaire chez les filles atteintes du SOPK qui souhaitent prendre un contraceptif oral. Les filles atteintes du SOPK peuvent subir un examen génital externe ou pelvien au moment de leur première visite pour le SOPK ou elles peuvent se soumettre à une échographie pelvienne qui permettra d’examiner leurs ovaires.

Est-il plus difficile de devenir enceinte après avoir pris un contraceptif oral ?

L’utilisation des contraceptifs oraux n’a aucune incidence sur la fertilité. Cependant, si vous avez le SOPK et que vos menstruations étaient irrégulières avant que vous ne commenciez à prendre le contraceptif oral, il est possible que vos menstruations redeviennent irrégulières lorsque vous cesserez.

Le contraceptif oral peut-il causer des anomalies congénitales ?

Non, le contraceptif oral ne cause pas d’anomalies congénitales et n’a aucune incidence sur la santé des enfants à naître.

Le contraceptif oral peut-il causer le cancer ?

Non. En réalité, le contraceptif oral protège contre le cancer des ovaires et le cancer de la paroi de l’utérus (endomètre). Une femme qui prend un contraceptif oral voit ses risques d’avoir le cancer de l’utérus ou des ovaires réduits de moitié. La plupart des experts croient que le fait de prendre un contraceptif oral n’augmente pas les risques de cancer du sein. Même les filles qui ont des antécédents familiaux de cancer du sein peuvent prendre un contraceptif oral.

Pendant combien de temps puis-je prendre des contraceptifs oraux ?

Vous pouvez prendre un contraceptif oral pendant des années sans risque, que ce soit pour régulariser votre cycle menstruel, traiter vos crampes ou en guise de traitement hormonal substitutif ou moyen de contraception.

Est-il bon de prendre une pause avec le contraceptif oral ?

Il n’y a aucune raison médicale qui exige une pause pendant la prise d’un contraceptif oral.

Et si j’utilise le contraceptif oral en guise de moyen de contraception ?

Si vous prenez un contraceptif oral en guise de moyen de contraception, vous devriez savoir qu’il ne vous protège pas des infections transmissibles sexuellement. Les condoms aident à prévenir la majorité des infections transmissibles sexuellement et ils offrent également une méthode de réserve si vous oubliez de prendre plus d’un comprimé contraceptif consécutif ou si vous êtes malade (vomissements). L’efficacité du contraceptif oral peut alors être réduite. Lorsque vous devez prendre un nouveau médicament, demandez s’il a une incidence sur l’efficacité du contraceptif oral.

Est-il possible que mes menstruations soient plus légères lorsque je prends un contraceptif oral ?

Lorsque vous prenez un contraceptif oral, il est possible que vos menstruations soient si légères qu’elles ne laissent qu’une tache brunâtre sur un tampon, une serviette, un protège-dessous ou votre culotte. La quantité d’hormones contenue dans le contraceptif oral est très faible. Cela signifie que la paroi de l’utérus ne devient pas très épaisse de sorte qu’il reste peu de sang à éliminer chaque mois.

Que dois-je faire si j’oublie de prendre un ou deux comprimés contraceptifs consécutifs ?

  • Si vous omettez de prendre 1 ou 2 comprimés actifs (hormone) consécutifs, prenez le ou les comprimés dès que vous y pensez, puis continuez de prendre le contraceptif oral à raison d’un comprimé par jour. Vous pouvez prendre 2 comprimés le même jour (un au moment où vous constatez l’omission et l’autre au moment habituel) ou même deux en même temps.
  • Si vous omettez de prendre 3 comprimés actifs (hormone) consécutifs ou plus, prenez un comprimé dès que vous y pensez, puis continuez de prendre le contraceptif oral à raison d’un comprimé par jour. Si vous avez omis de prendre des comprimés au cours de la troisième semaine, terminez les comprimés actifs de l’emballage ouvert, jetez le reste des comprimés (inactifs) et commencez un nouvel emballage.
  • Si vous êtes active sexuellement et que vous avez omis de prendre 3 comprimés, utilisez des condoms ou n’ayez pas de relations sexuelles avant d’avoir pris des comprimés actifs (hormone) pendant 7 jours consécutifs.
  • Dans ce cas, demandez à votre professionnel de la santé s’il serait préférable d’avoir recours à un moyen de contraception d’urgence.

REMARQUE : Si vous prenez un contraceptif oral à faible dose contenant seulement 20 ug d’éthinyl estradiol et que vous omettez 2 comprimés, vous devriez suivre les directives fournies pour l’omission de 3 comprimés ou plus.

On recommande de prendre un moyen de contraception d’urgence si vous avez eu des relations sexuelles non protégées les jours où vous avez omis de prendre votre contraceptif oral. Selon l’endroit où vous résidez, divers produits sont offerts en contraception d’urgence, notamment Plan B One-StepMC (gratuit au Québec) et Next ChoiceMD sans prescription.

Le contraceptif oral a-t-il des effets secondaires ?

La majorité des jeunes femmes qui prennent des contraceptifs oraux signalent peu ou pas de problèmes. Si vous éprouvez l’un ou l’autre des problèmes suivants, appelez votre professionnel de la santé immédiatement.

Voici la liste des effets secondaires à signaler :

  • douleur abdominale (ventre) (grave) ;
  • douleur thoracique (grave), toux, essoufflement ;
  • maux de tête (graves), étourdissements, faiblesse, engourdissement ;
  • troubles de vision (perte de la vue ou vision trouble), problème d’élocution ;
  • intenses douleurs aux jambes (mollet ou cuisse).

Le contraceptif oral est beaucoup plus qu’un moyen de prévenir la grossesse. On le prescrit souvent aux adolescentes et aux jeunes femmes uniquement pour ses bienfaits médicaux. Il s’agit d’un traitement sûr et efficace pour bon nombre de problèmes médicaux, y compris le SOPK, les menstruations irrégulières, les crampes menstruelles, l’acné, le syndrome prémenstruel et l’endométriose.

SOPK: Insuline et metformine

PCOS iconsLes jeunes femmes atteintes du SOPK ont souvent un taux d’insuline élevé et courent davantage de risques de développer le diabète. La metformine est un médicament souvent prescrit aux femmes atteintes du SOPK afin d’aider à prévenir le diabète. Un mode de vie qui inclut une alimentation saine et de l’exercice tous les jours est le point de départ du plan de traitement du SOPK.

Qu’est-ce que l’insuline ?

L’insuline est une hormone sécrétée par un organe appelé pancréas. Les aliments que vous consommez sont transformés en sucre simple (glucose) pendant la digestion. Après l’ingestion d’aliments, le glucose est absorbé dans le sang. L’insuline aide le glucose à pénétrer dans les cellules du corps pour être transformé en énergie. Si le corps ne contient pas assez d’insuline ou s’il n’arrive pas à l’utiliser, le taux de sucre dans le sang devient trop élevé.

Qu’est-ce que l’insulinorésistance ?

Si votre corps résiste à l’insuline, cela signifie que vous aurez besoin d’un taux élevé d’insuline pour que votre glycémie (sucre dans le sang) reste normale. Certaines conditions médicales, comme un surplus de poids ou le SOPK, peuvent causer l’insulinorésistance. L’insulinorésistance tend à être héréditaire.

Quelle est la conséquence de l’insulinorésistance dans mon cas ?

Un taux d’insuline élevé peut causer l’épaississement et le brunissement de la peau (acanthosis nigricans) à l’arrière du cou, aux aisselles et dans la région de l’aine. Chez les jeunes femmes atteintes du SOPK, un taux d’insuline élevé peut inciter les ovaires à sécréter davantage d’androgènes comme la testostérone. Ce surplus de testostérone peut à son tour causer l’augmentation de la pilosité, l’acné et des menstruations irrégulières ou peu fréquentes. L’insulinorésistance peut augmenter les risques de diabète.

Comment puis-je abaisser mon taux d’insuline ?

Vous pouvez aider à abaisser votre taux d’insuline en consommant moins de glucides raffinés (comme la farine blanche) et de sucre et davantage d’aliments à teneur élevée en protéines et en fibres et faible en sucre. On dit de ces aliments qu’ils sont « peu glycémiques » puisqu’ils n’élèvent pas votre glycémie ni votre taux d’insuline autant que les aliments à teneur élevée en sucre ou en glucides raffinés. L’exercice est un autre moyen d’abaisser le taux d’insuline. On recommande de faire 60 minutes d’exercice par jour, mais tout exercice, quelle qu’en soit la durée, vous aidera à mieux gérer le SOPK. L’exercice réduit l’insulinorésistance.

Quoi d’autre peut abaisser mon taux d’insuline ?

La metformine (aussi connue sous l’appellation GlucophageMD) aide à réduire la quantité de glucose (sucre) dans le sang. Elle rend votre corps plus sensible à l’insuline et réduit la quantité de glucose libérée par le foie. Les jeunes femmes dont le taux d’insuline est élevé et qui prennent de la metformine courent moins de risques de développer le diabète de type 2 que celles qui ne prennent pas de médicament pour abaisser leur taux d’insuline. Des études ont démontré que les jeunes femmes atteintes du SOPK, présentant un surplus de poids, ayant pris de la metformine et adopté un mode de vie sain (saine alimentation et exercice) ont réussi à perdre du poids et à abaisser leur glycémie à jeun. Le fait de prendre de la metformine et de maintenir un poids santé améliore aussi le taux de cholestérol. La metformine n’est pas approuvée par la FDA (Federal Drug Administration) pour traiter le SOPK, mais elle est couramment prescrite pour cette condition.

Sous quelle forme puis-je prendre la metformine ?

La metformine est offerte en comprimé ou en préparation liquide. On la prend habituellement de 2 à 3 fois par jour avec les repas (souvent au déjeuner et au souper). Votre professionnel de la santé vous dira de commencer à une très faible dose et d’augmenter progressivement la dose de médicament sur une période de quelques mois – « commencez à faibles doses, allez-y lentement ». Votre professionnel de la santé pourrait aussi prescrire la metformine à action prolongée (XR–libération prolongée) une fois par jour. Il importe de prendre ce médicament exactement comme il est prescrit par votre professionnel de la santé. Il ne faut pas briser, croquer ni écraser les comprimés. Assurez-vous d’avaler le comprimé en entier.

Comment dois-je entreposer la metformine ?

Il faut conserver la metformine dans son contenant original, hermétiquement fermé. Ne retirez pas l’étiquette du contenant. Conservez le médicament à la température ambiante, en le protégeant de la chaleur et de l’humidité. Ne conservez pas la metformine dans la salle de bains. Il faut aussi garder le médicament hors de la portée des enfants.

Y a-t-il des cas où il ne faut PAS prendre la metformine ?

Les personnes qui ont des troubles rénaux ou hépatiques (foie) ne devraient pas prendre de metformine. Votre professionnel de la santé fera des analyses sanguines au départ afin de s’assurer que vous n’avez pas de problèmes sanguins, rénaux ou hépatiques avant d’entreprendre un traitement avec la metformine, puis annuellement par la suite. Si vous devenez malade, vomissez ou avez la diarrhée, appelez votre professionnel de la santé et cessez de prendre la metformine jusqu’à ce que vous soyez complètement remise. Il importe de ne pas vous déshydrater (manque de liquides dans le corps) pendant que vous prenez la metformine. De plus, si vous devez subir une chirurgie ou une intervention médicale ou dentaire et que vous ne pouvez pas manger ni boire, parlez à votre professionnel de la santé de la possibilité de cesser de prendre la metformine 48 heures avant la procédure.

Si vous devez subir une radiographie avec « substance ou produit de contraste » (colorant qui aide le radiologiste à mieux voir les images), vous devriez parler à votre professionnel de la santé de l’arrêt de la metformine 48 heures avant et après l’examen. La déshydratation, les troubles rénaux ou une infection grave peuvent causer une condition rare appelée « acidose lactique », il est donc important de parler à votre professionnel de la santé de l’un ou l’autre de ces problèmes, le cas échéant.

La metformine a-t-elle des effets secondaires ?

Les jeunes personnes en santé manifestent rarement des effets secondaires. Environ un tiers des personnes qui prennent la metformine ont des troubles digestifs comme des nausées, de la diarrhée, des gaz ou une perte d’appétit. Certains signalent un goût de métal dans la bouche. Si les effets secondaires vous incommodent, il faut parler à votre professionnel de la santé. Il pourrait être possible de réduire la dose pendant quelques jours, puis de retourner lentement à votre dose régulière.

Que dois-je faire si j’omets de prendre une dose de metformine ?

Lorsque vous commencez à prendre de la metformine, il est bon de demander à votre professionnel de la santé ce qu’il faut faire si vous omettez une dose. Prenez sa réponse en note afin de savoir quoi faire si cela se produit. En général, on vous dira probablement de ne PAS prendre les comprimés oubliés, surtout si le moment de la prochaine dose approche. Il ne faut jamais doubler la dose en raison d’une dose omise.

Puis-je devenir enceinte pendant que je prends de la metformine ?

Oui. Si vous êtes active sexuellement et que vous ne prenez pas de contraceptifs oraux ou n’utilisez pas d’autres méthodes contraceptives, il est possible que vos cycles menstruels soient réguliers et que vous ovuliez (libération d’un ovule). Si l’ovule est fécondé (rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule), vous pourriez devenir enceinte. Les femmes atteintes du SOPK sont davantage susceptibles de tomber enceintes lorsqu’elles prennent de la metformine. Il faudrait parler à votre professionnel de la santé au sujet d’une méthode contraceptive qui vous convient.

Voici quelques éléments importants à retenir lorsque l’on prend de la metformine :

  • Si l’on vous a prescrit la metformine pour le SOPK, assurez-vous d’informer le professionnel de la santé et le pharmacien de tous les médicaments de prescription et en vente libre que vous prenez.
  • Si vous devez subir une chirurgie, y compris une intervention dentaire, dites à votre professionnel de la santé ou à votre dentiste que vous prenez de la metformine pour traiter le SOPK. Demandez à quel moment il faudrait cesser de la prendre avant la procédure.
  • La metformine peut réduire la capacité de votre corps à absorber les vitamines (B12 et acide folique), il est donc sage de parler à votre professionnel de la santé de la possibilité de prendre une multivitamine.
  • Il peut être dangereux de prendre de l’alcool avec la metformine. Cela augmente les risques de déshydratation et de troubles hépatiques. Si vous prenez de 3 à 4 consommations à la fois, la metformine n’est peut-être pas une bonne option de traitement du SOPK pour vous. Informez-vous auprès de votre professionnel de la santé à propos d’autres options de traitement ou réduisez votre consommation d’alcool.
  • Si vous êtes active sexuellement, assurez-vous de parler à votre professionnel de la santé de la possibilité de prendre un contraceptif oral ou d’utiliser toute autre méthode contraceptive fiable.
  • Parlez à un ou à une nutritionniste de la planification de repas et de collations adaptés pour le SOPK.
  • Essayez d’inclure environ 60 minutes d’exercice à votre routine quotidienne.
  • Respectez tous vos rendez-vous médicaux et passez tous les examens que recommande votre professionnel de la santé.

Parlez à votre professionnel de la santé des avantages et des désavantages à prendre la metformine. Le choix d’aliments à faible indice glycémique (teneur faible en sucre et élevée en fibres et protéines) et 60 minutes d’exercice tous les jours vous aideront également à mieux gérer le SOPK.

SOPK: La spironolactone

PCOS iconsLa spironolactone est un diurétique prescrit aux personnes qui souffrent d’hypertension artérielle et d’enflure attribuable à un surplus de liquide. La spironolactone a d’autres bienfaits et est souvent prescrite aux jeunes femmes atteintes du SOPK qui prennent un contraceptif oral et présentent de l’hirsutisme (pilosité accrue dans des endroits indésirables).

Comment agit la spironolactone ?

La spironolactone, le nom générique de l’AldactoneMD, agit en abaissant le taux d’hormone androgène du corps. Les androgènes sont des hormones que l’on trouve à la fois chez les hommes et chez les femmes, mais en plus grande quantité chez l’homme. Les hormones androgènes comme la testostérone sont responsables de l’apparition des poils sur le visage, la poitrine et le ventre, notamment chez certaines jeunes femmes atteintes du SOPK. Les hormones androgènes peuvent également causer l’acné. La spironolactone abaisse le taux d’hormones androgènes qui à son tour réduit la pilosité et l’acné.

La spironolactone est-elle efficace ?

La spironolactone est très efficace pour réduire la pousse des poils et l’acné chez les jeunes femmes, surtout celles qui prennent des contraceptifs oraux. La majorité des jeunes femmes qui prennent ce médicament obtiendront des résultats positifs; cependant, jusqu’à six mois peuvent être nécessaires pour constater une amélioration.

Y a-t-il des effets secondaires ?

La majorité des jeunes femmes qui prennent la spironolactone présentent peu ou pas d’effets secondaires. Les effets secondaires sont temporaires et se résorbent une fois que l’on cesse de prendre la spironolactone.

Voici certains des effets secondaires possibles :

  • saignements menstruels irréguliers (si la personne ne prend pas de contraceptif oral);
  • diarrhées;
  • nausées;
  • mictions fréquentes;
  • fatigue;
  • érythème;
  • maux de tête;
  • bouche sèche, soif.

Autres faits à connaître à propos de la spironolactone :

  • Si vous avez des troubles hépatiques ou rénaux, il faut en avertir votre professionnel de la santé avant de prendre la spironolactone.
  • Ne prenez pas le médicament si vous êtes enceinte ou pourriez le devenir.
  • Il est préférable de prendre la spironolactone et le contraceptif oral ensemble.
  • Évitez les suppléments de potassium pendant que vous prenez la spironolactone.

SOPK: Guide alimentaire

PCOS iconsL’alimentation et l’exercice constituent des aspects importants de la prise en charge du SOPK. Cela s’explique par le fait que les jeunes femmes atteintes du SOPK ont souvent un taux d’insuline (une hormone) plus élevé et que bon nombre d’entre elles ont de la difficulté à maintenir un poids santé. Ce guide alimentaire a été conçu pour vous aider à comprendre comment votre corps utilise les aliments que vous ingérez et lesquels parmi ceux-ci peuvent permettre de garder votre taux d’insuline bas. Le fait de savoir quels aliments choisir et lesquels limiter vous aidera à vous sentir mieux et à perdre du poids. Bien manger, rester active et maintenir un poids santé (ou même perdre un peu de poids si vous en avez en trop) peuvent soulager vos symptômes de SOPK.

Que dois-je savoir à propos de l’insuline et des glucides ?

Le taux d’insuline dans votre corps augmente après que vous avez mangé. Il monte davantage après que vous avez mangé ou bu quelque chose qui contient des glucides. On trouve des glucides dans les grains (comme le pain, le riz, les céréales et les pommes de terre), les légumes, les fruits, la majorité des grignotines ou collations (comme les croustilles, les biscuits et les friandises) et dans les boissons comme les boissons gazeuses et le jus.

Les glucides sont-ils tous les mêmes ?

Non. Même si vous mangez deux aliments qui contiennent la même quantité de glucides, ils pourraient agir différemment sur votre taux d’insuline. L’incidence (conséquence) dépend largement du type de glucides que contient l’aliment. Les aliments glucidiques contenant des fibres constituent habituellement le meilleur choix si vous essayez d’abaisser votre taux d’insuline. Les aliments sucrés ou les grains raffinés (comme le pain blanc et le riz blanc) peuvent faire monter le taux d’insuline. De plus, ces aliments ne sont pas très nourrissants (ce qui signifie que vous pourriez avoir faim peu de temps après les avoir mangés). Essayez de choisir des aliments glucidiques à teneur élevée en fibres et faible en sucre le plus souvent possible.

Dois-je acheter des aliments spéciaux ?

Non. Vous n’avez pas à vous donner du mal pour trouver des aliments spéciaux. Comme tout régime alimentaire sain, vos repas devraient inclure une variété de légumes, de fruits, de grains entiers, de protéines végétales, de viandes maigres et de bons gras. La majorité des aliments sont indiqués dans un régime alimentaire sain pour le SOPK, mais il faut lire les étiquettes pour faire des choix judicieux. Optez pour des grains à teneur élevée en fibres plutôt que des aliments qui en contiennent peu comme le riz blanc, les pâtes ou le pain blanc.

Ne vous laissez pas tromper par les collations sans gras. Elles contiennent habituellement beaucoup de sucre ajouté. Certains aliments sans sucre (comme les produits de boulangerie et pâtisseries) peuvent élever votre taux d’insuline puisqu’ils sont faits de grains raffinés comme la farine blanche. D’autres aliments sans sucre n’ont aucune incidence sur l’insuline parce qu’ils sont également sans glucide. Ces aliments (comme le JelloMD sans sucre, les sodas hypocaloriques, le Crystal LightMD et les bâtonnets glacés sans sucre) conviennent bien à un régime adapté pour le SOPK.

Les glucides sont-ils mauvais pour la santé ?

Non ! Les glucides fournissent de l’énergie à votre corps. Certaines personnes pensent que le fait de manger des glucides les fera prendre du poids, mais en réalité, pour que cela soit le cas, vous devez en consommer trop. De nombreux nutriments importants proviennent des glucides et il n’est donc pas recommandé de les éliminer de son régime alimentaire. Puisque les glucides à teneur élevée en fibres contiennent beaucoup d’autres nutriments et rassasient pendant plus longtemps que les glucides raffinés ou sucrés, il faut les choisir le plus souvent possible

PLUTÔT QUE :

  • des jus sucrés, des fruits en conserve dans un sirop ou de la compote de pommes sucrée ;
  • des légumes riches en amidon comme les pommes de terre, le maïs et les pois;
  • des grains raffinés faits de farine blanche comme le pain blanc, les pâtes, les bagels et le riz blanc.
  • des céréales sucrées comme les Lucky CharmsMD, les Fruit LoopsMD ou les Frosted FlakesMD et d’autres grains sucrés comme les barres céréalières (Nutrigrain BarsMD), les pâtisseries à déjeuner (PopTartsMD) et les beignes ;
  • des boissons sucrées comme les boissons gazeuses ou le jus ;
  • des aliments sucrés comme les biscuits, les gâteaux et les friandises.

OPTEZ POUR :

  • des fruits frais ou congelés, des fruits en conserve sans sucre ajouté et de la compote de pommes non sucrée ;
  • des légumes frais sans amidon ou des légumes congelés ou en conserve comme le brocoli, les épinards et les carottes ;
  • des grains entiers comme les pâtes de blé entier, le riz brun et le pain de blé entier.
  • des céréales riches en fibres comme les KashiMD, les Shredded WheatMD et les All BranMD (essayez de choisir des céréales contenant au moins 5 grammes de fibres par portion ou saupoudrer 125 ml (½ tasse) de céréales de son ou de son non transformé pour augmenter la teneur en fibres d’une céréale moins riche en fibres) ;
  • des boissons sans sucre ou à faible teneur en sucre comme l’eau, les sodas hypocaloriques, les produits de marque Cristal LégerMD Fruit20MD, Powerade ZeroMD, Vitamin Water 10MD , et l’eau gazéifiée ;
  • les aliments sans sucre, légers ou sans sucre ajouté comme le JelloMD, les bâtonnets glacés, le yogourt ou les poudings.

Dois-je adopter un régime alimentaire à teneur élevée en protéines ?

Non. Les diètes très riches en protéines (comme le régime Atkins) n’offrent pas de bonnes options alimentaires pour les adolescents puisqu’ils peuvent contenir peu de certains nutriments importants comme les fibres, les vitamines B et la vitamine C. De plus, il ne faut pas oublier que même si vous limitez votre consommation de glucides, une surconsommation de lipides et de protéines peut causer un gain de poids. Vous devriez chercher un régime alimentaire qui offre un bon équilibre entre les protéines, les bons glucides et certains lipides.

Qu’en est-il des aliments qui contiennent des matières grasses et des protéines ?

Les aliments protéiniques comme les haricots, l’houmous, les noix, le beurre d’arachide, le tofu, les oeufs, le poulet, la viande et les substituts végétariens, de même que les gras comme l’huile, la sauce pour salade et les avocats, occupent une place importante dans une alimentation saine adaptée pour le SOPK. La combinaison de ces aliments contenant des protéines et des lipides avec un glucide aidera à ralentir l’absorption du glucide et à maintenir le taux d’insuline bas. Par exemple, optez pour du beurre d’arachide ou de l’houmous tartiné sur du pain plutôt que pour un morceau de pain seul. N’oubliez pas que certains lipides (gras) sont beaucoup plus sains que d’autres. On trouve les bons gras dans l’huile d’olive, l’huile de canola, les noix, les avocats et le poisson. Choisissez les bons gras et les protéines plutôt que le beurre, la margarine, la mayonnaise, le fromage riche en matières grasses et la viande rouge.

Que signifie le terme « faible indice glycémique » ?

L’indice glycémique sert à décrire l’incidence d’un aliment sur le taux de sucre dans le sang (glycémie). Plus un aliment fait monter la glycémie, plus son indice glycémique est élevé. Les glucides à teneur élevée en fibres ont un indice glycémique plus bas que les glucides raffinés ou contenant du sucre. La combinaison d’un glucide avec un autre aliment peut réduire l’indice glycémique s’il permet au corps d’absorber le glucide plus lentement.

Si je choisis les bons aliments, dois-je me préoccuper des portions ?

Oui ! La quantité d’aliments ingérés a aussi une incidence sur le taux d’insuline. Par exemple, votre taux d’insuline montera beaucoup plus si vous consommez trois portions de 250 ml (1 tasse) de pâtes plutôt qu’une seule. Ainsi, il est habituellement préférable de prendre de petits repas et des collations répartis au cours de la journée plutôt que de gros repas en moins grand nombre. Les petits repas maintiendront votre taux d’insuline bas pendant toute la journée.

Est-il important de faire de l’exercice ?

Oui ! Il est très important que les filles atteintes du SOPK fassent de l’exercice puisqu’il permet d’abaisser le taux d’insuline et de perdre du poids. L’exercice peut être particulièrement utile pour abaisser le taux d’insuline après un repas. Ainsi, il est bon d’aller marcher après avoir mangé un gros repas. Il importe aussi de bouger, alors trouvez une activité, un sport ou un exercice que vous aimez. Si vous ne faites pas beaucoup d’exercice actuellement, commencez lentement pour atteindre éventuellement l’objectif de bonne forme que vous vous êtes fixé. Si vous ne faites de l’exercice qu’à l’occasion, essayez d’augmenter la cadence. Il serait bon d’augmenter votre activité physique pour en arriver à au moins 60 minutes par jour, 5 jours par semaine.

Tableau de la valeur nutritive

Qu’est-ce que le tableau de la valeur nutritive ?

Le tableau de la valeur nutritive indique, pour chaque produit alimentaire, les nutriments (composants alimentaires dont votre corps a besoin pour croître et rester en santé) qu’il contient et en quelle quantité. On le trouve sur la majorité des emballages d’aliments, sauf pour les produits frais (comme les fruits et les légumes ou les viandes). Le tableau de la valeur nutritive vous aide à faire des choix alimentaires éclairés.

Que trouve-t-on dans un tableau de la valeur nutritive ?

Chaque tableau indique ce qui suit :

  • Portion
  • Portions par contenant/emballage
  • Calories (au total)
  • Calories provenant des lipides
  • Total des lipides
  • Gras saturés
  • Gras trans
  • % valeur quotidienne
  • Cholestérol
  • Sodium
  • Total des glucides
  • Fibres
  • Sucres
  • Protéines
  • Vitamine A
  • Vitamine C
  • Calcium
  • Fer

La société qui fabrique le produit peut choisir d’inscrire d’autres nutriments dans le tableau de la valeur nutritive. Voici certains autres nutriments qui peuvent figurer dans le tableau : potassium, gras polyinsaturé, gras monoinsaturé et autres vitamines et minéraux.

Que dois-je chercher dans le tableau de la valeur nutritive ?

Le premier élément à vérifier est la portion. La quantité donnée pour chaque nutriment inscrit dans le tableau est ce que l’on trouve dans une portion de l’aliment et non pas dans tout le contenant ou l’emballage. Si vous ne savez pas ce que représente une portion, vous ne saurez pas quelle quantité de chaque nutriment se trouve dans le produit. Par exemple, un gros sac de maïs soufflé pour le four à micro-ondes contient trois portions. Vous pouvez manger plus d’une portion à la fois, mais il importe de comprendre que si vous mangez tout le sac, vous obtiendrez trois fois les quantités inscrites dans le tableau.

Dois-je lire tous les tableaux de valeur nutritive ?

Non. Il n’est pas nécessaire de faire le suivi de tous les nutriments que vous consommez. Il suffit de regarder le tableau de la valeur nutritive à l’occasion afin de choisir les aliments qui donneront à votre corps les nutriments dont il a besoin. Par exemple, si vous ne buvez pas beaucoup de lait, vous devriez lire les tableaux de valeur nutritive afin de trouver des aliments riches en calcium. Vous pouvez aussi utiliser le tableau de la valeur nutritive pour comparer deux produits. Par exemple, si vous devez choisir entre deux sortes de pain, le tableau de la valeur nutritive peut vous aider à faire un choix santé. Ainsi, vous pourriez envisager de choisir le pain qui contient le plus de fibres.

Le tableau de la valeur nutritive est fondé sur une valeur de référence de 2 000 calories. Devrais-je consommer 2 000 calories par jour ?

Probablement pas. La majorité des adolescents ont besoin de plus de 2 000 calories pour grandir, développer leurs os et leurs muscles et rester actifs. La référence de 2 000 calories n’est qu’une estimation et sert à calculer le pourcentage (%) de la valeur quotidienne inscrit dans le tableau de la valeur nutritive.

SOPK: Conseils pour lire les tableaux de la valeur nutritive et faire des choix alimentaires sains

PCOS iconsLes tableaux de la valeur nutritive se trouvent sur la majorité des produits alimentaires. Ils énumèrent les ingrédients contenus dans une portion d’un produit alimentaire donné. Le fait de lire les tableaux peut vous aider à déterminer lesquels de vos aliments favoris sont les plus nutritifs et à décider quels produits choisir à l’épicerie.

Comment dois-je utiliser le tableau de la valeur nutritive ?

En lisant les tableaux de la valeur nutritive, vous pourrez déterminer quels aliments contiennent davantage des nutriments que vous souhaitez consommer et moins de ceux que vous essayez de limiter. La comparaison des étiquettes vous aidera à faire des choix sains et à trouver les produits nutritifs que vous aimez manger.

Quel est l’élément que vous devriez regarder en premier dans le tableau de la valeur nutritive ?

La grosseur d’une portion. Tous les renseignements de nutrition fournis dans le tableau sont relatifs à une portion du produit et non pas au contenu en entier. Par exemple, une bouteille de soda de 600 ml (20 oz) contient 2,5 portions ; si vous buvez toute la bouteille, vous ingérez plus que le double des calories et du sucre indiqués dans le tableau. La gestion des portions constitue une part importante d’une alimentation saine en présence du SOPK, il faut donc tenir compte de la grosseur des portions.

De quels nutriments dois-je tenir compte ?

Tous les nutriments indiqués dans le tableau de la valeur nutritive sont importants ; cependant, les jeunes filles atteintes du SOPK doivent porter attention principalement aux nutriments comme les fibres et les sucres. Lorsque vous mangez des aliments contenant des glucides (appartenant au groupe des produits céréaliers), cherchez les aliments qui contiennent le plus de fibres. Si vous choisissez une céréale, essayez d’en trouver une qui contient 5 grammes ou plus de fibres par portion. Cherchez le pain qui contient 2 grammes ou plus de fibres par portion. Vous devriez aussi choisir des aliments et des boissons qui sont faibles en sucre. Par exemple, consultez les tableaux de la valeur nutritive à la page suivante. Le tableau de gauche offre un choix plus santé que celui de droite puisque le produit contient davantage de fibres et moins de sucre.

  • Le sucre contenu dans les aliments et les boissons s’additionne : quatre grammes de sucre indiqués dans le tableau correspondent à 5 ml (1 c. à thé) de sucre. Une bouteille de 600 ml (20 oz) de soda contient environ 85 ml (17 c. à thé) de sucre !
  • Combinez les grains riches en fibres avec un aliment qui contient des protéines : l’ingestion de ces aliments ensemble permet à votre corps d’absorber les glucides plus lentement.
  • Choisissez des gras (lipides) non saturés sains : les gras saturés et trans ne sont pas bons pour le coeur et sont à éviter. Les gras non saturés comme le gras monoinsaturé (huile de canola, huile d’olive, avocats et noix) et le gras polyinsaturé (huiles végétales et poisson) sont plus sains.

Comment devrais-je planifier l’épicerie ?

Avant de vous rendre à l’épicerie, préparez une liste de tous les types d’aliments et de boissons dont vous avez besoin : légumes, fruits, produits laitiers, viandes maigres, protéines végétales et produits céréaliers riches en fibres. Si vous disposez d’une variété de ces aliments, vous pourrez planifier des collations et des repas sains. En portant attention aux étiquettes des produits, vous pourrez choisir les aliments que vous aimez et qui sont sains pour les jeunes femmes atteintes du SOPK.

Vous pouvez comparer les tableaux de la valeur nutritive avec les exemples fournis ci-dessous. La grosseur des portions et la quantité de glucides sont surlignées en rose. L’aliment du tableau de gauche offre un équilibre entre les fibres et les sucres, ce qui en fait un meilleur choix. L’aliment du tableau de droite ne contient pas de fibres et davantage de sucre, ce qui en fait un choix moins nutritif.

SOPK: Suggestions d’aliments et collations adaptés pour le SOPK

PCOS iconsVous vous sentirez rassasiée plus longtemps, maintiendrez plus facilement votre poids et gérerez mieux votre taux d’insuline si vous incluez des protéines, des glucides (de préférence riches en fibres) et des lipides (matières grasses) dans tous vos repas et collations.

Le tableau ci-dessous énumère certains aliments qui offrent une bonne source de protéines, de glucides et de lipides. N’oubliez pas de choisir des glucides riches en fibres (comme le pain de blé entier ou les légumes) plutôt que des glucides sucrés ou raffinés. Essayez de choisir des protéines végétales et des gras non saturés.

Voyez les menus types pour le SOPK pour obtenir des idées, puis planifiez votre menu à l’aide du tableau ci-dessous. Ajoutez un élément de chaque colonne à tous vos repas et collations. Après avoir planifié votre menu, faites une liste d’achat des aliments qui vous permettront de manger de façon équilibrée.

Suggestions d’aliments:

Protéins Glucides Lipides

Pourquoi les collations sont-elles importantes ?

Les collations sont importantes puisqu’elles vous permettent de maintenir votre niveau d’énergie entre les repas afin de pouvoir faire les choses que vous aimez. Le fait de prendre de petites collations bien équilibrées vous empêche aussi de trop manger au moment des repas.

Quelles collations choisir ?

Les collations faites à partir d’aliments des groupes des fruits et légumes, des produits céréaliers, des protéines et des produits laitiers sont saines puisqu’elles contiennent de bons nutriments. Les aliments comme les croustilles, les biscuits et les friandises ne sont pas aussi sains puisqu’ils contiennent des grains et des sucres raffinés qui peuvent augmenter votre taux d’insuline. On peut manger ces collations à l’occasion, mais pas tous les jours. N’oubliez pas de choisir des aliments à teneur élevée en fibres et faible en sucre du groupe des produits céréaliers et de les combiner avec des aliments contenant des protéines. Par exemple, essayez une pomme ou du céleri avec du beurre d’arachide, des craquelins de blé entier avec du fromage, un pita de blé entier ou des carottes avec de l’houmous ou du yogourt avec des noix.

Idées de collations rapides

SOPK: Menus types et recettes adaptées pour le SOPK

PCOS iconsN’oubliez pas que selon votre métabolisme et votre niveau d’activité, vos besoins en énergie peuvent être plus grands ou moins grands que le plan proposé. Essayez d’inclure une protéine, un glucide à haute teneur en fibres et un bon gras dans chaque repas et collation. Consultez la liste des aliments suggérés pour obtenir des idées. En plus de préparer vos menus, il est bon de rencontrer un diététiste pour obtenir des conseils plus précis et personnalisés sur la planification des menus.

Menu 1 Menu 2 Menu 3

Recettes adaptées pour le SOPK

FONDANT AU THON HOUMOUS FACILE FRAPPÉ AUX BLEUETS ET AUX MÛRES FOURMIS SUR UNE BRANCHE SALADE DE TOFU SOUPE AUX LENTILLES VÉGÉTARIENNE POCHETTES DE TOMATE ET MOZZARELLA SANDWICH AUX OEUFS BROUILLÉS ET AUX TOMATES SAUTÉ AU POULET SAUMON GRILLÉ ET BASILIC SALADE DE FRUITS

SOPK: Glossaire des termes relatifs au SOPK

PCOS iconsACANTHOSIS NIGRICANS : Épaississement et brunissement de la peau (causés par un taux d’insuline élevé) qui se manifestent sous forme de plaques derrière le cou, sous les bras et sur la face interne des cuisses des filles qui sont atteintes du SOPK.

AMÉNORRHÉE : Absence de menstruations.

ANDROGÈNES : Groupe d’hormones fabriquées par certaines glandes chez les garçons et les filles. Chez les filles, les hormones androgènes peuvent causer un excès de pilosité faciale et l’acné.

ANÉMIE : L’anémie survient lorsque vous n’avez pas suffisamment de globules rouges. Les causes les plus fréquentes de l’anémie sont la carence en fer ou une trop grande perte de fer attribuable aux menstruations abondantes.

ANOVULATION : Absence d’ovulation. Les ovaires ne fabriquent pas d’ovules.

DIABÈTE : Maladie qui survient lorsque le corps ne fabrique pas suffisamment d’insuline ou qu’il n’arrive pas à utiliser l’insuline qu’il fabrique. Il en résulte une glycémie élevée.

DYSMÉNORRHÉE : Douleur qui accompagne les menstruations ; crampes menstruelles.

ÉCHOGRAPHIE PELVIENNE : Examen qui utilise les ondes sonores pour prendre une photo des organes reproducteurs (ovaires et utérus) et de la vessie (là où est emmagasinée l’urine).

ENDOCRINOLOGUE : Médecin spécialisé dans l’étude du système endocrinien.

ÉPREUVE D’HYPERGLYCÉMIE PROVOQUÉE PAR VOIE ORALE (HPO OU HGPO) : Test qui permet de mesurer la capacité du corps à utiliser le glucose.

FÉCONDATION : Lorsqu’un spermatozoïde de l’homme rencontre un ovule de la femme (habituellement par l’entremise d’une relation sexuelle, mais aussi par fécondation in vitro). Cette rencontre provoque le développement d’un embryon et éventuellement, d’un foetus et d’un bébé.

GLUCOSE : Type de sucre qu’utilise le corps en tant que source d’énergie. Lorsque l’on mange, les glucides sont convertis en glucose.

GLYCÉMIE : Taux de sucre dans le sang.

GYNÉCOLOGUE : Médecin ayant une formation chirurgicale et médicale supplémentaire dans le domaine de la santé de la femme.

HBA1C : Analyse sanguine courante qui révèle le taux de glycémie moyen au cours des 2 à 3 derniers mois. Un taux d’HbA1c élevé signifie que la glycémie est mal contrôlée et que les risques de diabète sont plus élevés. Ce test est également appelé hémoglobine glyquée.

HIRSUTISME : Pilosité excessive sur le corps de la femme, notamment la lèvre supérieure, le menton, le ventre, le dos ou la poitrine.

HORMONE : Messager chimique sécrété par un organe ou une glande, puis envoyé dans le courant sanguin vers une autre partie du corps.

HORMONE LUTÉINISANTE (LH) : Hormone sécrétée par l’hypophyse. L’augmentation importante (pic) de LH qui survient à mi-cycle provoque l’ovulation.

HYPOPHYSE : Organe (situé à la base du cerveau) sécrétant les hormones femelles qui gèrent le cycle menstruel.

IMC (INDICE DE MASSE CORPORELLE) : Façon d’évaluer la masse adipeuse (graisse) d’une personne à l’aide d’un calcul mathématique du poids par rapport à la taille. Une masse adipeuse trop élevée peut augmenter les risques d’hypertension artérielle et de diabète chez une personne.

INSULINE : Hormone sécrétée par un organe appelé pancréas. Elle contrôle la façon dont le corps utilise l’énergie. L’insuline est importante pour permettre au sucre dans le sang (glucose) de se transformer en glycogène qui est entreposé dans le foie et les muscles.

INSULINORÉSISTANCE : Condition qui survient lorsqu’une personne a besoin d’un taux élevé d’insuline pour garder sa glycémie à un niveau normal.

KYSTE : Poche remplie de liquide qui se forme dans l’ovaire. En présence du SOPK, les kystes sont minuscules et ne causent pas de problèmes.

MENSTRUATIONS : Saignement vaginal provenant de l’utérus (règles).

METFORMINE : Médicament qui aide à réduire le taux d’insuline.

NAUSÉES : Sensation d’être sur le point de vomir.

OESTROGÈNE : Hormone sexuelle femelle.

OVAIRES : Deux petits organes (ou glandes) situés dans le bas-ventre de la femme. Les ovaires fabriquent les hormones femelles appelées oestrogène et progestérone.

PANCRÉAS : L’organe qui fabrique l’hormone appelée insuline.

PROGESTÉRONE : Hormone sexuelle femelle sécrétée par l’ovaire après l’ovulation. Elle change la paroi de l’utérus et permet des menstruations régulières et normales.

SPÉCIALISTE EN MÉDECINE DES ADOLESCENTS : Médecin spécialisé dans les soins de santé prodigués aux adolescents.

SYNDROME : Condition spéciale qui cause une série de symptômes. Le SOPK est considéré comme un « syndrome » puisque la majorité des femmes qui en sont atteintes présentent des symptômes similaires.

SYNDROME DES OVAIRES POLYKYSTIQUES (SOPK) : Désordre hormonal qui peut causer des menstruations irrégulières, une pilosité accrue et l’acné.

SYSTÈME ENDOCRINIEN : Parties du corps (glandes) qui fabriquent les hormones.

TESTOSTÉRONE : Hormone fabriquée en grande quantité chez les garçons et en quantité moindre chez les filles. Les filles atteintes du SOPK ont habituellement un taux légèrement plus élevé de testostérone que les filles non atteintes.

THYRÉOSTIMULINE (TSH) : Hormone sécrétée par la glande thyroïde qui contrôle le métabolisme du corps.

UTÉRUS : Organe femelle (parfois appelé « matrice ») qui élimine du sang tous les mois (menstruations) et qui abrite le bébé pendant son développement dans le corps de la mère.